Parlons Terre et Biodiversité https://pugoma.com/index.php/PT <p><em>Parlons Terre et Biodiversité</em> est une revue scientifique semestrielle qui paraît donc deux (2) fois dans l’année, aux mois de <em>juin </em>et <em>décembre.</em> C’est une revue pluridisciplinaire qui publie des contributions originales (en français et en anglais) dans les domaines de géologie, écologie appliquée, environnement, biogéographie, zoologie, botanique, biotechnologie, paléontologie, biodiversité, biométrie, hydrobiologie, biochimie, physiologie, microbiologie, pêche et aquaculture, mathématiques, physique, chimie, foresterie, sciences de l’ingénieur et climatologie. En vertu du code d’éthique et de déontologie de la revue, toute contribution est l’apanage de son auteur, et non celle de <em>Parlons Terre et Biodiversité</em>. Les responsabilités pénales sont donc à l’actif du contributeur.</p> Presse Universitaire de Goma fr-FR Parlons Terre et Biodiversité 2959-054X Changement climatique et dynamique socioéconomique des populations : perception et mesures d’atténuation, cas du Groupement Kamuronza en Territoire de Masisi, Chefferie de Bahundes https://pugoma.com/index.php/PT/article/view/566 <p><strong>Résumé</strong></p> <p>Le changement climatique représente une destruction importante pour la viabilité des ménages à<br>Kamuronza dans le territoire de Masisi, Chefferie de Bahundes au Nord-Kivu en République Démocratique du<br>Congo, pour cette population qui vit principalement de l'exploitation des ressources naturelles comme source de<br>revenue. Cette étude analyse les impacts de la dynamique socio-économique de la population sur<br>l'environnement et les perceptions des producteurs agricoles, leurs stratégies d'adaptation face au changement<br>climatique et essayent de dégager les relations qui existent entre ces différents aspects et ses acteurs sociaux.<br>Des enquêtes ont été menées à travers les discussions de groupes et d'un questionnaire individuel administré à<br>153 ménages de Kamuronza dans les différentes entités coutumières dont Kibiriga, Malehe, Kimoka et<br>Katembe. L'étude montre que les producteurs perçoivent que le changement climatique est une conséquence de<br>la baisse de pluies, selon 56% des enquêtés. Le changement se manifeste par une hausse des températures (39%)<br>et des vents violents sur la zone (35%), la dégradation des sols arables qui se traduit par l'infertilité avec comme<br>conséquence la faible production agricole, la disparition des espèces forestières nécessaires et rares, etc.<br>La dégradation des terres se traduit essentiellement par des sols dénudés, la réduction de ligneux et la faiblesse<br>de rendement agricole. La majorité des paysans producteurs éprouvent d'énormes difficultés et voient leur<br>rendement diminué. Les effets du changement climatique sont manifestes dans le secteur agricole notamment en<br>ce qui concerne la production agricole et pèche. Les produits de la pèche deviennent rare que leur besoin ne<br>cesse d'exacerber. Il en est de de même pour les denrées alimentaires.</p> <p><strong>Abstract</strong></p> <p>Climate change poses a significant threat to the livelihoods of households in Kamuronza, in the Masisi<br>territory of the Bahundes chiefdom in North Kivu, Democratic Republic of Congo, where the population lives<br>mainly from the exploitation of natural resources as a source of income. This study analyzes the impacts of the<br>population's socio-economic dynamics on the environment and the perceptions of agricultural producers, their<br>adaptation strategies in the face of climate change, and attempts to identify the relationships that exist between<br>these different aspects and its social actors.<br>Surveys were conducted through group discussions and an individual questionnaire administered to 153<br>households in Kamuronza in various traditional entities, including Kibiriga, Malehe, Kimoka, and Katembe. The<br>study shows that producers perceive climate change to be a consequence of reduced rainfall, according to 56% of<br>respondents. The change is manifested by rising temperatures (39%) and strong winds in the area (35%), the<br>degradation of arable land, which results in infertility and consequently low agricultural production, the<br>disappearance of necessary and rare forest species etc. Land degradation mainly manifests itself in bare soil, reduced tree cover, and low agricultural yields. The majority of farmers are experiencing enormous difficulties and seeing their yields decline. The effects of climate change are evident in the agricultural sector, particularly in terms of agricultural production and fishing. Fishing products are becoming scarce, while demand for them continues to grow. The same is true for foodstuffs.</p> D. Ndamwenge Bauma J-C. Kyungu Kasolene (c) Tous droits réservés D. Ndamwenge Bauma, J-C. Kyungu Kasolene 2026 https://creativecommons.org/licenses/by/4.0 2026-01-22 2026-01-22 3 2 Quantification du carbone stocké par les espèces arboricoles des terrains institutionnels de la ville de Goma, République démocratique du Congo https://pugoma.com/index.php/PT/article/view/567 <p><strong>Résumé</strong></p> <p>Le défi climatique de notre époque oblige de mettre sur pied de nouvelles approches d’appréhension et de<br>gestion des écosystèmes dans toute leur diversité.<br>C’est dans un tel contexte que s’inscrit la présente étude. Elle vise à évaluer la contribution de deux des espaces verts<br>de la ville de Goma (CBCA-Himbi et Lycée Amani) à la réduction du réchauffement climatique planétaire en passant<br>par l’analyse de leurs diversités floristiques et le stock de carbone sur pied. Des inventaires floristiques incluant la<br>mesure des circonférences des arbres ont été réalisés. Les valeurs de circonférence ont été converties en diamètres.<br>Les résultats révèlent une diversité floristique de 2426 individus d’arbres de 74 espèces réparties dans 33 familles.<br>Le calcul de biomasse a été réalisé à l’aide des équations allométriques générales adaptées aux forêts urbaines. Les<br>quantités de carbone et de CO2 accumulées dans les espèces arboricoles des deux sites ont également été estimées.<br>Avons-nous ainsi trouvé 279,82 et 228,49 tonnes de CO2 emmagasinées dans les arbres de deux sites étudiés :<br>CBCA-Himbi et le Lycée Amani respectivement.<br>Ces quantités s’avèrent importantes et démontrent l’intérêt de susciter davantage de considération pour le citadin à<br>accroître le couvert végétal dans cette ville volcanique.</p> <p><strong>Abstract</strong></p> <p>The climate challenge of our time requires the development of new approaches to understanding and<br>managing ecosystems in all their diversity. This study is part of this context. It aims to assess the contribution of two<br>of the green spaces in the city of Goma (CBCA-Himbi and Lycée Amani) to reducing global warming by analyzing<br>their floristic diversity and standing carbon stock. Floristic inventories including measurement of tree circumferences<br>were carried out. The circumference values were converted into diameters. The results reveal a floristic diversity of<br>2,426 tree individuals of 74 species distributed in 33 families. The biomass calculation was carried out using general<br>allometric equations adapted to urban forests. The quantities of carbon and CO2 accumulated in the tree species of<br>the two sites were also estimated. We thus found 279.82 and 228.49 tons of CO2 stored in the trees of two sites<br>studied: CBCA-Himbi and the Amani High School respectively. These quantities are significant and demonstrate the<br>interest of arousing more consideration for the city dwellers to increase the plant cover in this volcanic city.</p> B. Mapendo Ruhambuzo Shabani Ekyamba (c) Tous droits réservés B. Mapendo Ruhambuzo, Shabani Ekyamba 2026 https://creativecommons.org/licenses/by/4.0 2026-01-22 2026-01-22 3 2