Fondements parémiologiques de l’éducation masculine chez les Banande
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Résumé
Résumé
À la famille, lieu naturel d’éducation chez les Banande, s’ajoute le Kyaghanda qui, non seulement est un lieu de communication, de manifestation de la vie, mais aussi et surtout, un espace d’éducation masculine continue. C’est là que l’éducation des garçons se consolide par, entres autres outils culturels, des parémies, des mythes, des dictons, des fables et des interdits. Les jeunes garçons y sont permanemment et spécifiquement préparés à l’initiation appelée Olusumba. Cette spécificité de l’éducation traditionnelle masculine nande ne procède pas de l’ex-nihilo. Elle vient de loin, notamment des racines structuro-culturelles profondes auxquelles cet article voudrait tant soit peu revenir, en prenant pour outil, une frange de l’univers parémiologique nande.
Abstract
To the family, natural place for education at the Nande’s space, is added the Kyaghanda which is not only the space of communication, manifestation of life but also and above all, a continuous men’s space for education. It is the place where the education of young boys is consolidated through the paremias, myths, sayings, fables and prohibitions; where the young men are permanently and specifically prepared for male initiation called Olusumba. This specificity of traditional nande education does not proceed form the ex-nihilo. It comes from far away, in particular deep structural-cultural roots to which this article would so much come back, by taking as a tool, a fringe of the nande parremiological universe.