La survivance du pouvoir coutumier dans l'État moderne : Cas du Secteur des Wanianga dans le Territoire de Walikale
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Résumé
Résumé
La recherche sur la survie du pouvoir coutumier a été menée dans le Secteur de Wanianga, au Nord-Kivu, où les autorités coutumières jouent un rôle central dans la vie sociale, notamment dans la médiation sociale, la gestion des terres et la préservation des valeurs culturelles. Ce pouvoir sert de lien vital entre la population et l'État moderne. L'objectif était de comprendre comment l'autorité coutumière continue d'exister et d'interagir avec les institutions modernes. Il a été constaté que le pouvoir traditionnel perdure en raison de ses racines socioculturelles profondes, de sa capacité à s'adapter aux nouvelles structures étatiques et des limites du gouvernement central à répondre efficacement aux besoins locaux. Ce pouvoir ne disparaît pas, mais se réinvente et coexiste, parfois en complément ou en rivalité avec l'autorité étatique. Cependant, cette coexistence n'est pas sans défis. Les conflits d'autorité entre le pouvoir coutumier et l'administration étatique soulignent la nécessité d'une définition plus claire de leurs responsabilités respectives. La reconnaissance formelle et réglementée du pouvoir coutumier au sein des structures modernes semble être une solution favorable, à condition qu'elle s'accompagne de réformes internes visant à garantir la transparence, l'égalité et le respect des droits fondamentaux. La méthodologie qu’emprunte cette étude combine l'observation participante et des entretiens basés sur un questionnaire structuré.
Abstract
The research on the survivance of customary power was conducted in the Wanianga sector in North Kivu, where customary authorities play a central role in social life, particularly in social mediation, land management, and the preservation of cultural values. This power serves as a vital link between the population and the modern state. The objective was to understand how customary authority continues to exist and interact with modern institutions. It was found that traditional power endures due to its deep sociocultural roots, its ability to adapt to new state structures, and the central government's limitations in effectively responding to local needs. This power does not disappear but instead reinvents itself and coexists, sometimes complementing or rivaling state authority. However, this coexistence is not without challenges. Authority conflicts between customary power and state administration highlight the need for a clearer definition of their respective responsibilities. The formal and regulated recognition of customary power within modern structures appears to be a favorable solution, provided it is accompanied by internal reforms to ensure transparency, equality, and respect for fundamental rights. Our methodology combined participant observation with interviews based on a structured questionnaire.