Contribution à l’étude des mouches synanthropes dans la ville de Goma en 2025
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Résumé
Résumé
Marquée par une urbanisation rapide et un faible niveau d’assainissement, la ville de Goma offre un environnement propice à la prolifération des mouches synanthropes. Elles sont reconnues pour leur rôle dans la transmission mécanique des maladies de mains sales en particulier chez les enfants et les personnes sensibles. Les maladies comme la tuberculose ; la fièvre typhoïde ; les infections à Staphylocoques et Streptocoques ; et même certains parasites comme les vers intestinaux (Ascaris, Oxyures), sont les plus citées. Cette étude vise à identifier les principales espèces présentes et leurs sites de répartition dans la ville et établir un lien entre leur abondance et l’incidence de ces maladies. Une étude transversale a été menée entre janvier et mai 2025 dans sept aires de santé dans la ville de Goma. Des captures de mouches ont été effectuées dans les marchés, quartiers résidentiels et lieux d’insalubrité. Les espèces ont été identifiées sur le plan taxonomique. Parallèlement, des données épidémiologiques ont été recueillies auprès des structures sanitaires. L’analyse des données s’est faite par Excel et le coefficient de Pearson de comparer et/ou d’interpréter (selon le cas) les valeurs de nos résultats. Nous avons identifié 10 espèces reparties en 8 genres. Il s’agit de : Musca domestica, Lucilia sericata, Calliphora vomitoria, Sarcophaga carnaria, Phormia regina, Psychoda cinerea, Clogmia albipunctata, Psychoda alternata, Psychoda minuta, Drosophila melanogaster. Les zones les plus infestées coïncidaient avec celles à forte incidence de maladies. Katoyi et Kyeshero ont présenté les densités de mouches les plus élevées, l’aire de santé de Katoyi enregistrant également le nombre le plus important de cas (1 343). Une corrélation positive faible (r ≈ 0,28) a été observée entre le nombre de mouches et les cas de maladies. Les résultats révèlent une relation possible entre la densité des mouches synanthropes et la propagation des maladies de mains sales. Bien que la corrélation soit faible, leur présence dans les milieux insalubres souligne l’urgence d’améliorer l’assainissement, la gestion des déchets et la sensibilisation communautaire.
Abstract
Poor sanitation and high population density in the Goma city create favorable conditions for the proliferation of synanthropic flies, known to mechanically transmit hand-to-mouth diseases especially in children and people with high diseases sensitivity. Diseases like Tuberculosis; Typhoid fever; Staphylococcus and Streptococcus infections; and even some parasites such as intestinal worms (Ascaris, Pinworms) are the most cited. This study aimed to identify the predominant species of flies and their distribution sites in the city, and assess the correlation between fly abundance and disease incidence. A cross-sectional study was conducted from January to May 2025 in seven health areas of Goma. Synanthropic flies were captured using standardized traps, in markets, residential zones, and waste sites. Species were identified taxonomically. Simultaneously, epidemiological data on hand-to-mouth diseases were collected from health facilities. The data analysis was done using Excel and Pearson’s coefficient to compare and/or interpret (as appropriate) the values of our results. We identified 10 fly species from which 8 gender: Musca domestica, Lucilia sericata, Calliphora vomitoria, Psychoda cinerea, Clogmia albipunctata, Psychoda alternata, Psychoda minuta, Drosophila melanogaster, Sarcophaga carnaria and Phormia regina. The highest densities were observed in areas with poor hygiene infrastructure. Katoyi and Kyeshero recorded the highest number of flies, while Katoyi also had the highest number of disease cases (1,343). A weak positive correlation (r ≈ 0.28) was found between the number of flies and the incidence of diseases. The findings suggest a potential link between synanthropic fly density and the spread of diseases in poor hygiene conditions. While the correlation is not strong, the presence of mechanical vectors in unsanitary areas highlights the need for preventive measures. Improved waste management, environmental sanitation, and public health education are essential to reduce the health risks associated with these insects.