Enfants accusés de sorcellerie et leur réinsertion sociale par le foyer Ek’Abana dans la Ville de Bukavu, au Sud-Kivu, en RD Congo
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Résumé
Résumé
L’accusation de la sorcellerie dont les enfants sont victimes est un phénomène qui stigmatise ces derniers dans les milieux sociaux et provoque la frustration, l’insécurité, la rupture familiale, l’abandon scolaire, l’analphabétisme, le comportement antisocial. L'objectif ultime de notre enquête était de s’enquérir de la situation des enfants hébergés par le Foyer Ek’Abana dans la ville de Bukavu, surtout ceux accusés de la sorcellerie. À l’issue de cette étude, nous avons abouti aux résultats suivants : 86 sur 106 enfants enquêtés soit (81,1%) sont des enfants accusés de sorcellerie suite à leurs rêves insolites faits et surtout quand ils le racontent aux autres, 83 sur 106 enfants enquêtés soit (78,4%) dissent que ce sont les membres de leurs familles qui les accusent de la sorcellerie, 86 sur 106 enfants enquêtés soit (81,1) affirment que les études sont leur occupation pendant le temps qu’ils sont à Ek’Abana et 60 sur 106 enfants enquêtés soit (56,8%) disent que les accusés de sorcellerie doivent être juridiquement protégé afin d’éviter d’être victimes des choses qu’ils ne connaissent pas.
Abstract
The witchcraft accusations against children stigmatize them in their social circles and cause frustration, insecurity, family breakdown, school dropout, illiteracy, and antisocial behavior. The ultimate goal of our investigation was to inquire into the situation of children housed by the Ek'Abana Home in the city of Bukavu, especially those accused of witchcraft. At the end of this study, we arrived at the following results: 86 out of 106 children surveyed (81.1%) are children accused of witchcraft because of their unusual dreams, especially when they tell others about them. 83 out of 106 children surveyed (78.4%) say that it is their family members who accuse them of witchcraft. 86 out of 106 children surveyed (81.1%) stated that studying is their main activity while they are at Ek'Abana, and 60 out of 106 children surveyed (56.8%) said that those accused of witchcraft should be legally protected to prevent them from becoming victims of things they do not understand.