Critique contextuelle des méthodes d’enseignement du français, langue seconde au niveau B2 en Commune rurale de Mangina, en République Démocratique du Congo

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Reagen Makamba Duchuma

Résumé

Résumé


L’article intitulé « Critique contextuelle des méthodes d’enseignement du français langue seconde au niveau B2 en commune rurale de Mangina (RDC) » analyse les pratiques pédagogiques utilisées dans l’enseignement du français langue seconde dans plusieurs établissements secondaires de la commune de Mangina. L’objectif principal de la recherche est d’identifier la méthode d’enseignement la plus utilisée par les enseignants et d’évaluer sa pertinence didactique par rapport aux compétences communicatives attendues au niveau B2. L’étude adopte une approche qualitative basée sur des entretiens semi-directifs, des observations de classes, des groupes de discussion et l’analyse documentaire. L’échantillon comprend des enseignants, des inspecteurs pédagogiques, des responsables d’établissements, des élèves et des parents. Les observations ont porté sur 34 leçons dans huit établissements scolaires. Les résultats montrent que la méthode active est la plus dominante dans les pratiques pédagogiques observées, représentant plus de la moitié des leçons analysées. Les méthodes traditionnelles, actionnelles, audio‑orales et directes sont également présentes mais dans une moindre mesure. Les enseignants justifient l’usage de la méthode active par sa capacité à favoriser la participation des élèves, la compréhension progressive des contenus linguistiques et le développement des compétences communicatives. Les entretiens avec les responsables scolaires et les inspecteurs confirment également la prédominance de cette méthode. Les élèves considèrent que les méthodes interactives facilitent leur apprentissage du français, tandis que les parents reconnaissent l’importance de cet enseignement tout en soulignant la nécessité de renforcer les activités pratiques et l’encadrement pédagogique. L’analyse montre cependant que les pratiques pédagogiques observées sont souvent marquées par un éclectisme méthodologique. Les enseignants combinent différentes approches didactiques selon les objectifs d’apprentissage, les contraintes institutionnelles et les réalités du contexte scolaire. L’étude conclut que la méthode active constitue une stratégie pédagogique dominante et pertinente dans l’enseignement du français langue seconde dans la région étudiée, tout en recommandant l’amélioration des ressources didactiques et la diversification des pratiques pédagogiques afin de mieux développer les compétences communicatives des apprenants.


Abstract


The article entitled “Contextual Critique of French as a Second Language Teaching Methods at the B2 Level in the Rural Commune of Mangina (DRC)” examines the pedagogical practices used in teaching French as a second language in several secondary schools in Mangina. The main objective of the study is to identify the most commonly used teaching method and to assess its pedagogical relevance with regard to the communicative competencies expected at the B2 level. The research adopts a qualitative approach based on semi‑structured interviews, classroom observations, focus group discussions, and document analysis. The sample includes teachers, pedagogical inspectors, school administrators, students, and parents. Classroom observations covered 34 lessons across eight schools. The findings indicate that the active method is the most dominant teaching approach, accounting for more than half of the observed lessons. Traditional, action‑oriented, audio‑oral, and direct methods are also used, but less frequently. Teachers justify the use of the active method because it promotes student participation, gradual understanding of linguistic content, and the development of communicative skills. Interviews with school authorities and pedagogical inspectors also confirm the predominance of this method. Students report that interactive methods make learning French more motivating and effective, while parents acknowledge the importance of French education but emphasize the need to strengthen practical learning activities and pedagogical support. The analysis also shows that teaching practices often reflect methodological eclecticism. Teachers combine different didactic approaches depending on learning objectives, institutional constraints, and the realities of the school context. The study concludes that the active method is a dominant and relevant strategy for teaching French as a second language in the studied region, while recommending improved teaching resources and diversified pedagogical practices to better develop learners’ communicative competencies.

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